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Appréciation du couple Mary et Alonzo Wright

Mme Mary Sparks-Wright

Tous ceux qui l'ont connue s'accordent à voir en elle une belle et grande dame, bonne et charitable, une providence pour les pauvres. Elle veille aux serres et vaque à la culture des fleurs. Toujours prête à tirer quelqu'un d'un mauvais pas, on lui connaît de nombreux protégés. Une Irlandaise en particulier, Mrs Devine, profita de la générosité de Madame Wright : elle habitait même une maison sise sur la propriété Wright, près des rapides Farmer, au sommet de la côte menant vers Cantley. La maison de l'Irlandaise restera longtemps célèbre, car y habitait aussi avec la mère une trop jolie fille du nom de Katty, sans compter qu'on y vendait de l'alcool distillé sur place.

L'homme public et le député

Alonzo Wright est élu pour la première fois à la Législature du Bas-Canada, dans le comté d'Ottawa, en 1862. Après l'Union, élu par acclamation, il retourne aux Communes et, lors de l'élection générale suivante, il est réélu par une majorité de 1624 voix. (Il devait garder son siège jusqu'en 1891). Colonel de la Milice, il est aussi Président de la Société d'agriculture du comté et directeur de la même société à Ottawa.

« En politique libéral-conservateur, mais ses idées larges lui ont gagné l'estime des rouges, des bleus, des « grits » et des « Tories ». M. Wright ne doit pas sa popularité à la politique, mais plutôt à ses éminentes qualités d'esprit et de cSur. Sa rare intelligence le ferait briller aux premiers rangs si sa modestie n'était pas égale à son mérite. Il aime applaudir aux succès des autres au lieu de cueillir des applaudissements pour son propre compte. Lorsqu'il prend la parole à la Chambre, il est très écouté. Parfaitement renseigné sur toutes les questions, très instruit, il relève l'aridité de son sujet par le piquant de ses observations ».

« Le comté d'Ottawa, grand comme un royaume, l'entoure de son affection. Il la lui doit, car il n'est pas seulement le représentant de ce comté, il en est surtout le bienfaiteur ».

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